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Congrès international de Sophrologie 2015 - par ESSA Master of the web

1er Congrès international
de Sophrologie de Paris

Chers Amis

La SFS co-organise ave l'Académie de P.A. CHÉNÉ un Congrès International les 7 et 8 novembre 2015.

Le thème abordé sera entre autre le métier de Sophrologue et son avenir, il est important que le courant SFS soit largement représenté.

En tant que Directeur de Centre, il me parait important que vous puissiez y participer par une intervention ou votre présence active et surtout que vous diffusiez largement à vos stagiaires et anciens stagiaires l'information dès maintenant.

Le but est de démontrer tant aux pouvoirs publics qu'au public la vitalité de la Sophrologie en France et l'intérêt qu'elle suscite.
Surtout si nous voulons êtres crédibles par rapport aux organismes payeurs.

A cette fin vous trouverez ci-joints l'annonce du congrès avec l'appel à communication et la fiche d'inscription.

Un site est dédié au congrès www.congres-sophrologie.com

Merci d'avance de votre implication.

Bien cordialement
Claude CHATILLON
Présidente de la SFS


Publié le 16/04/2015 @ 11:31  Prévisualiser  Imprimer l'article

Boris Cyrulnik au congres de Sophrologie - par ESSA Master of the web

Boris Cyrulnik au congrès de sophrologie

Le 46ème congrès de sophrologie s’est tenu à Bordeaux les 7 et 8 décembre 2013 sur le thème de traumatisme et résilience. Ce congrès organisé par la société Française de Sophrologie et par l’école de sophrologie de Bordeaux ISEBA a rassemblé plus de 400 Sophrologues, médecins, psychologues, étudiants en sophrologie et psychologie…

L’invité d’honneur, Boris CYRULNIK, Neurologue, Psychiatre, Ethologue et Psychanalyste a mis en images et en mots l’éthologie, la prise en charge et la reconstruction psychique suite à un traumatisme. Il décrit, avec beaucoup d’humour par analogie au monde animal, le processus hypnotique du trauma qui accapare toute la conscience, un processus normal. En référence à notre approche et notre positionnement professionnel il nous rappelle l’importance de l’alliance thérapeutique à travers le face à face sans jugement, qui laisse la possibilité à la personne accompagnée de mettre des mots sur ce qui lui est arrivé, afin qu’elle redevienne « maître de son monde ». A ce stade, le travail n’est encore pas fait mais devient « faisable ». La personne qui aura grandi dans un univers sécurisé sera plus apte à traverser le traumatisme et à se faire aider car elle sait, par expérience, qu’elle peut compter sur l’autre. Boris CYRULNIK décrit le principe de synchronisation des émotions, le fait que le thérapeute saisi ce que vit la personne créé un sentiment d’appartenance, une figure d’attachement pour aller vers la résilience. A travers ma pratique professionnelle de sophrologue, je m’interroge

sur les nombreuses consultations de jeunes adultes, très angoissés alors qu’ils ont grandi dans un univers familial très sécurisé et qu’ils ont une situation professionnelle et sociale stable …
 
L’intervention de Gérard
OSTERMANN
médecin attaché au CHU de Bordeaux, psychothérapeute-analyste, spécialisé dans les conduites additives vient compléter la conférence
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de B. CYRULNIK. Il compare de processus
de résilience à la nature, à une terre brulée, calcinée dont la végétationredémarre. Un néo-développement propre à la capacité psychique de l’être humain quand il y a résilience, après un évènement traumatique. Il nous amène à une réflexion sur notre positionnement professionnel et sur l’importance d’établir un lien sécure à travers nos prises en charges. La relation d’aide n’est pas seulement une relation mais une présence organisée vers l’autre, une figure d’attachement qui va créer la quiétude tant nécessaire. « Un bon attachement est un facteur de résilience, il n’y a pas de résilience sans attachement ». Ces propos sont venus toucher une de mes expériences professionnelles lorsqu’une patiente a témoigné, durant un sevrage alcoolique, du vide, lorsqu’elle s’est débarrassée des cubis de vins qu’elle plaçait derrière une porte qui mène à son garage. « Il me manque une présence, c’est comme s’il me manquait quelqu’un » me confitelle. J’ai pris conscience alors de la force du lien, de l’attachement à l’alcool, sa place prise dans sa vie, dans sa psyché et de la difficulté à se séparer de ce lien chez cette personne isolée du fait de son alcoolisme et de l’importance de l’alliance que je devais maintenir pour l’aider.

Jocelyne Villeneuve Enseignante et Sophrologue, nous a fait part de son expérience professionnelle comme enseignante et sophrologue dans la prise en charge des enfants et de la force sécurisante du groupe. Jocelyne ne faisait que des prises en charges de groupe, le cercle étant comme un contenant, le groupe comme une force sécurisante. L’appartenance au groupe, l’inscription de l’enfant dans sa psyché, le processus d’individuation de très jeunes en retraits pouvaient se lire à travers leurs dessins phénodescriptifs au fil des séances et se manifester dans le comportement quotidien de chacun. Un témoignage fort intéressant qui permet de saisir l’impacte thérapeutique du groupe lui-même, conjugué à la méthode sophrologique. Un congrès qui s’est terminé sous le signe de l’alliance et qui a su en encore réunir les piliers qui structures la sophrologie en France ● Anne Almqvist

 


Publié le 06/03/2014 @ 16:02  Prévisualiser  Imprimer l'article

RNCP Sophrologue Praticien - par ESSA Master of the web

première certification de sophrologue Praticien désormais officielle!
RNCP & VAE    

Inscrit au RNCP (Registre National de la Certification Professionnelle) par arrêté du 19 novembre 2013 publié au journal
Officiel du 29 novembre 2013, le
« Certificat de sophrologue Praticien » de la Société Française de Sophrologie délivré par l’ESSA permet d’exercer dans un cadre légal établi et devient une qualification professionnelle de niveau III reconnue par l’état.

Comme vous le savez peut-être déjà, plusieurs écoles se sont regroupées auprès de la Société Française de Sophrologie (SFS) qui a élaboré une demande de certification professionnelle (RNCP).

Les fruits de cette réflexion commune et de l’important travail d’élaboration visant à faire reconnaître cette discipline, et à oeuvrer pour l’uniformisation d’un enseignement et d’une transmission de qualité* voient le jour.

Cette demande a été validée avec l’enregistrement de l’arrêté le 19 novembre 2013 et la publication au JO du 29 novembre 2013. Le 1er certificat de Sophrologue Praticien délivré par la SFS, et les écoles rattachées, est donc inscrit dès-à-présent sur la liste du RNCP.

L’ESSA, en qualité d’école membre actif du collectif
associé à la SFS, est donc habilitée à délivrer un Certificat de Sophrologue Praticien, dont leniveau III est reconnu par l’Etat.

Différents critères ont été confirmés, notamment
concernant le volume d’heures de formation. Ainsi, 300 heures de formation au centre de formation sont exigées afin d’obtenir le titre de Sophrologue Praticien

 
 

Le jury de certification final de la Société Française de Sophrologie délivrera le certificat de Sophrologue Praticien inscrit au RNCP:

Dans le cadre de la formation initiale : aux stagiaires ayant validé leur formation à l’ESSA par le biais d’un contrôle continu et soutenu leur rapport de stage devant un jury.

Dans le cadre de la Validation des Acquis de L’Expérience(VAE) : aux personnes pratiquant la Sophrologie depuis au moins 3 ans et ayant validé les acquis de leur expérience par la production de documents écrits et la
soutenance d’un rapport d’activité devant un jury. Le retrait du dossier de VAE se faisant auprès de la SFS :
www.sophrologie-francaise.com

 
Dans cette phase importante de déploiement pour une meilleure reconnaissance de notre discipline, nous vous souhaitons une très bonne
année ● Anne Almqvist
& Sandrine Carpentier
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Publié le 05/02/2014 @ 15:07  Prévisualiser  Imprimer l'article

MINCIR et manger serenement - par ESSA Master of the web

MINCIR et manger serenement. Auteur Dr Gilles Pentecôte, psychothérapeute, sophrologue et formateur à l'ESSA

Mincir et manger sereinement - Nouvelles approches de l'équilibre alimentaire, Manuel n°4 avec 2 CD audio

Ce n'est pas nouveau : nous prenons du poids ! Si nous savons tous que tout régime amaigrissant est efficace à court terme, nous savons aussi que les choses se gâtent avec le temps : la perte de poids à long terme est une affaire difficile, beaucoup ayant souffert des fameuses phases " yoyo ". La démarche psychosensorielle proposée ici est fondée sur les nouvelles données issues des neurosciences, rendues pratiques à travers une approche sophrologique, comportementale et émotionnelle. La réussite à long terme de la méthode passe par plusieurs étapes successives : prise de conscience du problème et des effets secondaires du surpoids, apprentissage d'une méthode de relaxation et de gestion du stress, compréhension de la physiologie et de la psychologie de l'équilibre pondéral, mise en place d'une bonne motivation, redécouverte du plaisir gustatif et de l'intuition alimentaire, apprentissage du réconfort et du contentement avec ce qui est juste nécessaire, mise en place d'un nouveau comportement alimentaire, compréhension et gestion des émotions et du stress qui poussant à manger, prévention et gestion des difficultés et des faux-pas. Cette méthode se souhaite essentiellement pratique et vise un résultat durable, les 2 CD permettant un vécu expérientiel agréable facilitant votre démarche.


Publié le 11/05/2013 @ 11:37  Prévisualiser  Imprimer l'article

Le Boulot du Bien Être - par Pierre Bonnasse

Le Boulot du Bien Être 

Pierre Bonasse, directeure pédagogique et formateur à l'ESSA

Avec cette dernière parution, le journal de l’École fête son troisième printemps. Une belle occasion pour féliciter les trois nouvelles promotions fraichement diplômées, avec d’excellentes mentions témoignant d’un travail à la fois sérieux, engagé, pertinent, porteur d’espoir et de qualités pour une profession dont on parle de plus en plus. Pratiquer la sophrologie n’a plus rien d’une curiosité ou d’une activité marginale. Elle est présente dans la vie de nombreuses personnes mais aussi dans la vie de nombreuses associations, institutions et entreprises. Et pour causes. Si la pratique quotidienne de la sophrologie, même de quelques minutes, est une activité reconnue pour le bien-être qu’elle apporte, l’exercice du métier de sophrologue laisse évidemment entrevoir de joyeux horizons. La profession favorise et invite à cette présence lumineuse à soi-même, à la vivance de chaque instant de sa vie, en donnant à voir le quotidien sous des angles toujours nouveaux, profonds et résolument savoureux. De récentes recherches* montrent que la « journée parfaite » serait constituée de 16 activités réparties sur 16 heures. Dans celles de moins d’une heure, on trouve par ordre croissant le transport, le travail, la sieste, la garde d’enfants, les tâches ménagères, le temps passé sur l’ordinateur, à cuisiner, à regarder la télévision, au shopping et au téléphone. Dans les activités supérieures à une heure, on trouve crescendo l’exercice physique, la prière et la méditation, les repas, la relaxation, la socialisation et avec au sommet du plaisir, les relations intimes. D’après les deux chercheurs, ceci expliquerait (non sans rappeler les idées d’Herbert Marcuse…?) le mal-être de nombreuses personnes qui passent presque huit heures par jour à faire un travail souvent vécu comme «stressant», auquel elles ne s’arrêtent jamais de penser, même dans le lit… D’autre part et à l’inverse, nous pourrions dire aussi que cela explique le bien-être de ceux qui pratiquent la sophrologie, et notamment, avec une force décuplée, de ceux et celles dont la transmission ou l’application de la «méthode» est le métier. Sans compter que le fait de servir les autres sous une forme ou une autre contribue aussi au bonheur: en me donnant à l’autre, je m’oublie, et dans cet effacement, se révèle une autre qualité de disponibilité, de présence, libre des problèmes, des négativités et des souffrances. L’emploi du temps d’un sophrologue (ou de toute activité de ce type), en phase avec sa nature profonde et avec le constat de l’étude évoquée, ne peut qu’en règle générale participer de son épanouissement et de son bonheur. Je ne sais pas si l’on peut en conclure que nous exerçons un métier «parfait», mais nombre de confrères seront certainement d’accord pour dire que les sophrologues sont des gens heureux - Pierre Bonnasse [*C. Kroll, S. Pokutta, « Just a perfect day: Developing a happiness optimized day schedule », Journal of Economic Psychology, 2012.] 


 

Publié le 03/05/2013 @ 15:44  Prévisualiser  Imprimer l'article

La meditation à l'hôpital par le Dr Christophe ANDRE - par ESSA Master of the web


Publié le 23/11/2012 @ 10:14  Prévisualiser  Imprimer l'article

RNCP - Registre National de la Certification Professionnelle - par Anne Almqvist - Directrice

NLE MÉTIER DE SOPHROLOGUE - RNCP

prise en charge sophrologique La Société Française de Sophrologie (SFS), et le GIE (Groupe Inter Ecoles regroupant 16 écoles de sophrologie dont l’ESSA) se mobilisent actuellement pour élever le niveau des formations et ainsi garantir le sérieux, la qualité des formations et la reconnaissance de la profession de sophrologue en France définissant un tronc commun et une durée de formation de 300h durant 2 années minimum permettant une réelle acquisition des compétences. Afin de valoriser la formation que vous avez suivie ainsi que le métier de sophrologue auprès des pouvoirs publics, par le biais d’une inscription au Registre National de la Certification Professionnelle (RNCP), nous avons décidé de faire reconnaitre par l’Etat le niveau de qualification III (niveau BTS). Attention : le certificat enregistré au registre de la certification professionnelle n’est pas un diplôme d’état et la Commission Nationale des Certifications Professionnelles ne légifère pas la profession qui reste une profession hors cadre règlementé tout comme l’ostéopathie et bien d’autres métiers. Bien sûr l’exercice la profession de sophrologue est légale d’ailleurs notre organisme de formation professionnelle est placé sous l'autorité du ministre chargé de la formation professionnelle lui reconnaissant toute sa légitimité.

 

Encadrer les programmes des formations au métier de sophrologue permet de garantir la sécurité des personnes accompagnées par la sophrologie. La SFS, société savante qui étudie et publie la méthode depuis 1966 souhaite encadrer la profession pour garantir la sécurité des personnes prises en charge en Sophrologie. Les professionnels de santé, de l’éducation s’inquiètent craignant que certaines qualifications de sophrologues ne soient pas assurées. Aujourd’hui, les formations étant inégales passant de 1 mois par correspondance à 6 mois de formation pour les formations les plus courtes, formations dites « fastfood » par le grand public qui s’inquiète, à 2 à 3 ans pour les formations plus sérieuses enseignant la méthode dans l’authenticité de la formation initiale de son créateur le Pr Caycédo, dans le respect de l’éthique et la déontologie professionnelle. Depuis novembre 2009, le PÔLE EMPLOI a créé une nouvelle fiche métier ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et de l’Emploi), la fiche n°K1103, « domaine du développement personnel et du bien-être de la personne ». 
Nous y retrouvons des appellations concernant différents métiers et notamment celui de Sophrologue.Ceci constitue un réel et vrai premier pas dans la reconnaissance de notre activité professionnelle de sophrologue.La fiche est consultable sur le site :  Pole Emploi
 
 

 

 


Publié le 26/07/2012 @ 14:06  Prévisualiser  Imprimer l'article

Gaël Prévost - Archer Francais - par ESSA Master of the web

Londres 2012 10/05/2012 à 15h02

JO : l’archer français qui vit à la bougie, sans portable ni ordi

Alain Mercier | Alinea (agence de presse sportive)

Gaël Prévost. (Jean-Denis Gitton / FFTA)

Curieux mimétisme. Gaël Prévost, l’un des meilleurs archers français, fièrement assis au 13e rang mondial, ressemble à sa discipline. Silencieux mais passionnant. Introverti mais accueillant. Et, surtout, hors du temps, presque moyen-âgeux. Gaël Prévost est un ovni dans un siècle dont il comprend les règles mais méprise les normes.

L’archer se rendra aux Jeux olympiques de Londres – il a toutes les chances d’être sélectionné – sans téléphone portable ni ordinateur. Il n’en a pas. Aux journalistes curieux de le rencontrer, la Fédération française de tir à l’arc répond avec gêne qu’il ne sera pas possible de l’appeler. Lui-même en parle dans un demi-sourire, pas mécontent de son effet :

« Je n’ai pas de portable, je n’en ai jamais eu. Je n’ai pas non plus d’ordinateur. Donc, bien sûr, pas accès à Internet. Mais ça ne me manque pas. Au contraire, ça me permet de vivre plus avec les gens qui m’entourent. »

Bachelier à 16 ans

Gaël Prévost n’a rien d’un athlète sur le retour, tenté par le minimalisme après

avoir tout connu de la vie, du monde et de ses pièges. Il vient de fêter ses 18 ans. Tout juste majeur, à peine sorti de l’adolescence, et déjà bachelier depuis deux ans.


Gaël Prévost. (Jean-Denis Gitton / FFTA)

Il avait même entamé des études de psychologie par correspondance. Mais « ça n’a pas marché » :

« Du coup, je me consacre actuellement à 100% au tir à l’arc. Et c’est très bien ainsi. Avec trois entraînements par jour, il est difficile de faire autre chose. Et puis, j’aime l’idée de me donner à fond dans une activité. »

« Mentalement bien structuré »

Le tir à l’arc, Gaël Prévost en découvre l’existence à l’âge de 6 ans. Très vite, son père lui construit une cible dans un champ voisin de la ferme. Deux ans plus tard, le gamin s’inscrit dans un club. La discipline lui convient parfaitement :

« J’ai toujours été assez calme et posé. Et je crois être mentalement bien structuré, même si j’ai dû travailler avec des sophrologues, depuis deux ans, pour apprendre à mieux gérer mes émotions. Le tir à l’arc me correspond assez bien. Il exige du mental, de l’investissement et de la régularité. »

Gaël Prévost est doué. Très doué. C’est écoeurant pour la concurrence nationale. En 2009, année de son entrée à l’Insep, il s’offre le même week-end le titre de champion de France des jeunes et celui des seniors. Historique.

Demi-finale de Coupe du monde à Istanbul, face au numéro un mondial Brady Ellison, en 2011.

« J’aime retourner à l’essentiel »

Il a grandi à la campagne, dans un hameau de trois corps de ferme posé comme un oubli à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand. Il n’a pas connu l’école.
 

« Mon père était cadre technique dans le parachutisme. Un jour, il en a eu marre de trimballer la famille de ville en ville au gré de ses affectations. Il a voulu changer complètement de vie.

J’ai donc habité pendant 13 ans dans ce hameau minuscule, où nous étions les seuls résidents, un peu coupés du monde. L’école se faisait par correspondance. Je n’allais en ville que pour mes activités extrascolaires, le tir à l’arc et la natation. »

L’expérience aurait pu le dégoûter à jamais du calme et de l’isolement. Mais il en parle aujourd’hui avec une tendresse presque nostalgique.

« J’ai quitté la maison pour entrer en pension, lorsque j’ai été accepté au pôle espoirs de Bordeaux. Puis j’ai intégré l’Insep, dans le Bois de Vincennes, où je vis depuis plus de deux ans. Mais j’aime rentrer chez mes parents. Je me repose, je fais le vide et je retourne à l’essentiel. »

« On s’éclaire à la bougie »


Gaël Prévost. (Jean-Denis Gitton / FFTA)

Ces dernières années, les Prévost se sont un peu plus éloignés de la modernité, par nécessité : les appareils électriques causaient des migraines au père de famille :

« Nous avons éliminé de notre quotidien tout ce qui nous a semblé superflu. La télévision, bien sûr, l’ordinateur, aussi, mais également les ampoules électriques. A la maison, on s’éclaire seulement à la bougie. Ca donne une ambiance très reposante. J’adore. Ca me ressource. »

A l’Insep, Gaël Prévost se laisse parfois tenter à pianoter sur le clavier d’un ordinateur, en salle de lecture. Il s’informe à la va-vite, clique sur l’essentiel.

« J’en sais peu mais sans doute assez. Quant à l’univers du tir à l’arc, ses petites histoires, ses résultats, je n’ai pas besoin d’aller sur Internet pour en être informé. C’est un petit monde où tout se sait très vite. »

A Shanghai, où l’équipe de France a fait étape début avril pour la première épreuve de la Coupe du Monde, Gaël Prévost partageait sa chambre avec Romain Girouille, le numéro 1 français. Entre deux volées de flèches, les deux archers ont tué le temps comme ils ont pu :

« Romain allumait son Mac et surfait sur Internet. Moi, j’ouvrais un bouquin. J’ai lu La Tulipe Noire, d’Alexandre Dumas. Un très bon livre. »

Comme quoi, les sportifs lisent parfois autre chose que l’Alchimiste.

 


Publié le 11/05/2012 @ 11:00  Prévisualiser  Imprimer l'article

Monde du Travail & Transformation - par Francoise Galliera

Francoise Galliera.Éleve de Master à l'ESSAÂ MONDE DU TRAVAIL & TRANSFORMATIONS

Lors de la deuxième demi-journée, Gilles Pentecôte, Bernard Devin et Clarisse Gardet ont analysé successivement les causes des difficultés liées au travail et à son organisation, puis exposé des pistes de réflexions dans lesquelles la sophrologie y trouve toute sa place. Les risques psychosociaux représentent un coût médical énorme. Ainsi, depuis 2008, le code du travail a accru la responsabilité de l’employeur dans ce domaine, y compris sur le plan civil et pénal. Aujourd’hui, cependant, seulement un tiers des entreprises a mis en place des actions de préventions. Gilles Pentecôte souligne que les formes de management actuelles sont sources de souffrances, notamment d’une souffrance éthique, lorsque le travail est contraire aux valeurs d’un individu. En effet, l’être humain a besoin de donner du sens à ses actes et à sa vie. Il explique que plus une personne est autonome au travail, plus son état de bien-être augmente pour atteindre un état de flow. On peut donc comprendre que les pratiques actuelles vont à l’encontre de cette idée et ont pour conséquences des troubles parfois très graves. Les TCC, la psychologie positive, la sophrologie apportent alors des aides précieuses. La sophrologie, pour sa part, est très utile par son approche du non verbal et de la globalité de l’individu et offre la possibilité d’agir selon différents axes. En effet, celle-ci permet d’agir sur la communication et la gestion des émotions, puisque les relations humaines au travail sont une grande cause de stress. Elle permet d’aborder également l’adaptabilité en effectuant un travaSalle de class à l'ESSA, école superieure de Sophrologieil sur ce que chacun peut changer et sur ce qui ne peut être changé. Grâce aux RDC et à la pleine conscience, elle agit sur l’acceptation, l’accueil des événements tels qu’ils sont, avec deux approches complémentaires, celles du « faire » : relativiser, se détendre et celle de « l’être » : accueillir sans jugement. Avec la SophroMnésie positive et l’approche des valeurs, elle aide aussi à améliorer l’image de soi et la confiance en soi, souvent bien dégradées. Gilles Pentecôte souligne que restaurer ses valeurs, le sens de sa vie, redéfinir plusieurs fois par an ses priorités est essentiel. Enfin, en s’appuyant sur l’échelle des besoins définis par Maslow, il propose aux participants une méditation sur nos valeurs, en examinant le rapport travail/valeur. Bernard Devin, pour sa part, met en garde contre la tendance un peu « facile » de personnalisation des difficultés : présence de coach, de cellules d’écoute, au détriment d’une réflexion sur l’organisation du travail. En effet, il pose la question : faut-il soigner le travailleur ou le travail ?Après un exposé très complet sur les sources du mal-être en entreprise et des éléments qui permettrait une amélioration des fonctionnements, il suggère d’être vigilant quand la direction d’une entreprise va trop vite vers la gestion du stress ce qui cache peut-être un manque de volonté d’améliorer l’organisation du travail. Il explique que d’un point de vue psycho économique du travail, il existe une confusion des registres entre l’être et le faire. L’enjeu pour chacun est d’être reconnu comme ayant une vraie valeur, ce qui se heurte aux méthodes actuelles d’organisation et de management. Dans ce cadre, le sophrologue qui intervient en entreprise doit être bien conscient des enjeux de son intervention et avoir des connaissances sur la problématique de « l’homme au travail ». S’il peut intervenir sur la gestion du stress, il doit surtout intervenir dans le cadre de la prévention en aidant les gens à s’adapter à l’accélération des changements, former des hommes et des femmes qui pourront s’adapter plus rapidement en gardant leuHommer équilibre. Enfin, Clarisse Gardet note que les RPS mettent en jeu l’intégrité, la performance, la santé des individus et nuisent à la compétitivité. Actuellement, le relationnel a de moins en moins d’importance et l’on cherche la rentabilité à tout prix. C’est pourquoi, dans le cadre de la prévention, la sophrologie a toute sa place puisqu’elle s’adresse à la totalité de l’individu et propose des moyens concrets. Elle a cependant des limites : le cadre, d’autant plus si les sources du stress persistent, et la nécessité de s’entraîner. Les demandes effectuées le plus souvent par les participants aux formations sont principalement : se maîtriser, améliorer son sommeil, sa concentration, supporter la pression, se protéger, être diplomate. Les formations proposées vont de ½ journée à 3 jours, généralement, il n’est que très rarement proposé un programme sur plusieurs semaines. Elle insiste également sur le fait qu’il est important de crédibiliser la sophrologie qui n’a souvent pas bonne presse en s’appuyant sur des bases scientifiques. Elle propose ensuite des pistes et des conseils en expliquant que l’objectif n’est pas d’apprendre à respirer mais de se familiariser avec le processus de respiration, n’avoir aucun objectif de performance, faire attention au vocabulaire pour arrêter la culpabilisation et la pression, toujours faire vivre l’expérience avant de donner l’explication du phénomène observé. Enfin, les techniques qu’elle suggère sont la pratique de la relaxation, la SDB, Schultz, lourdeur et chaleur, TRAM version debout et assise, Jacobson, le travail sur les émotions de base et mixtes à partir des ressentis physiques. Cette demi-journée a été passionnante, très riche en enseignement et en expériences partagées, merci aux intervenantsFrançoise Galliera, sophrologue, élève de Master à l’ESSA


Publié le 06/03/2012 @ 11:39  Prévisualiser  Imprimer l'article

Alzheimer, entre combat & acceptation - par Brigitte Boulard

Brigitte Boulard. Éleve de practicien à l'ESSA  Â ALZHEIMER, ENTRE COMBAT & ACCEPTATION

Agathe Delisle est neuropsychologue et psychologue clinicienne. Elle nous propose de partager son travail d’accompagnement quotidien des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. C’est l’histoire de Marie, 60 ans, qui un jour se trompe de direction dans le métro et égare ses documents sur le banc d’une station. Puis, s’accumulent les oublis, les erreurs… Elle et son mari décident de consulter, le diagnostique tombe, fatal: maladie d’Alzheimer. Marie doit faire face à sa peur, à son anxiété, facteurs aggravant les troubles, à cette nouvelle image d’elle même, dans ses incohérences, dans les errements de sa mémoire en souffrance. Elle est le témoin involontaire des observations de ses enfants, quand ceux-ci pensent qu’elle n’entend pas: «Comment en est elle arrivée la?», «On ne peut plus lui faire confiance...» Et Marie femme responsable, active, se sent devenir incapable de...., meurtrie, amoindrie, désespérée. Elle ne peut plus communiquer de façon convenable oralement. Marie est devenue une petite ombre fragile, très vulnérable qui n’arrive plus à s’exprimer. Tout ce qu’elle prenait en charge dans sa vie lui est retiré. Marie en est au début de la maladie. Agathe Delisle lui propose un accompagnement où sophrologie, relaxation et relation d’aide vont pouvoir s’harmoniser ensemble. La relaxation  induit la détente en limitant clairement chaque partie de son corps, un travail respiratoire ( respiration abdominale, grands soupirs), un travail sur les sensations pour établir une relation favorable entre Marie et son corps, SDB, RD1 et quelques adaptations de RD1 dans les mouvements doux vont lui permettre la (re)conquête de son corps et la validation de son ancrage au sol. A l’aide de sophromnésies, elle va pouvoir se centrer sur ses souvenirs, sa vie personnelle, ce qui va lui apporter réconfort et soutien dans la sécurité des souvenirs positifs, mémoire de son corps, et même peut être transformer des souvenirs douloureux en une pensée positive. La concentration sur un objet connu lui permet de mieux se connecter dans l’accomplissement de tâches routinières: par exemple le choix que Marie porte sur un vide-poches déposé sur la console de l’entrée de son appartement va lui permettre d’établir la relation clé, fermeture de porte, rangement des clés. L’écriture de son journal de bord où pensées, sensations sont consignées, va offrir à Marie le moyen de communiquer avec son entourage qui pourra à son tour intervenir dans ce journal pour échanger. C’est à cette occasion que Marie pourra faire connaître toute sa souffrance à ses enfants, souffrance induite par la maladie propre mais aussi par leurs réactions.... Agathe Delisle continue son exposé mais l’organisation du congrès lui fait gentiment remarquer qu’elle a dépassé les 30 mn qui lui sont octroyées. Il faut qu’elle termine rapidement. C’est alors qu’un «non!» désespéré retentit à notre gauche. Une petite dame aux longs cheveux gris, frêle s’est levée d’un bond, comme un petit zébulon qui sort de sa boite à jouets. Elle prend sa tête entre ses mains, cherche ses mots, et entre deux sanglots trouve difficilement des syllabes hachées. Agathe Delisle doit absolument continuer car elle aussi est comme Marie, elle vit cet enfer au quotidien, avec l’incompréhension douloureuse de ses enfants. Dans le silence respectueux de la salle s’établit alors un dialogue entre cette autre Marie et Agathe Delisle sereine, attentive, bienveillante. Nous sommes les témoins émus, bouleversés, de cette intervention qui est là devant nous, tout simplement dans sa plus grande authenticité et sa plus grande pudeur. Un nouvelle route s’offre à elle, dans son combat quotidien: celle de la sophrologie, de la relation d’aide, béquilles si précieuses, pansements réparateurs des blessures infligées à toutes les Marie du monde entier et à leur entourage:  soulager la souffrance et favoriser un renouvellement du mode relationnel de la famille pour accompagner la personne malade et maintenir les liens bien solides, et maintenir la conscience verticale.... Brigitte Boulard


Publié le 10/02/2012 @ 11:28  Prévisualiser  Imprimer l'article
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