Juliette Dumas est-elle une shiny sophrologue ?

L’écoute est constante, le regard pétillant, le sourire élastique. Elle observe, analyse peut être, évalue sans doute. Elle fait danser l’espace, capte l’attention et restitue sa bienveillance comme on propose un gros gâteau chocolaté. Difficile de ne pas aimer cette rencontre avec Juliette Dumas !

C’est à se demander si la fondatrice de la Shine Academy ne ferait pas de la phénoménologie sophrologique sans le savoir. Une adepte de sophrologie caycédienne intuitive en quelque sorte.

De son propre aveu, Juliette n’a pourtant pas toujours été une inconditionnelle de la shiny attitude.

Juliette Dumas a longtemps vécu en Côte d’Ivoire

Native d’Italie, bercée par les chansons douces de l’Afrique, les rayons chauds d’un soleil omniprésent et les sourires éclatants de ses habitants, Juliette Dumas a dû abandonner son enfance d’expatriée pour rejoindre la France.

Arrivée en France, j’ai découvert l’automne, puis l’hiver, j’étais Lost in congélation. Ce que je n’ai pas compris à l’époque surtout, c’est que mon soleil s’est éteint, ma lumière avec, dans le ciel et dans mon coeur. J’avais froid et j’étais dans l’obscurité.

Explique-t-elle dans son dernier ouvrage « 1 minute par jour pour sentir le soleil, même s’il ne brille pas » (Editions Kawa).

Alors, comme mue par la conviction qu’elle retrouverait un jour ou l’autre cette lumière intérieure, la jeune femme s’est métamorphosée en « wonderbusinesswoman« . Avançant sans rêve, avec des buts à atteindre et des challenges à relever.

Je me suis imposée dans un secteur où personne ne m’attendait. Chez Euro RSCG et chez TF1 surtout. Pendant presque 20 ans. J’ai adoré, j’ai rencontré des gens formidables, j’ai travaillé sur des dossiers passionnants.

Puis la passion pour le brand content et les stratégies marketing s’est estompée. L’accumulation des contraintes et complaintes, petites ou grandes, d’une existence « grise » de cadre supérieur a révélé un manque.

Ce qui me manquait cruellement dans mes journées c’était mon soleil et sa lumière. J’avais avec, ou plutôt sans, depuis toutes ces années (…) Par urgence vitale et par terrible envie aussi, j’ai décidé de rallumer la lumière dans ma vie et à l’intérieur de moi.

C’est de cette envie qu’est né l’état d’esprit Shine et la Shine AcademyAujourd’hui, Juliette Dumas décline sa philosophie existentielle en 4 principes dont les vertus bienfaitrices ont convaincus particuliers et entreprises en mal de bien être : « Feel good, be good, look good et sound good« .

L’entretien SMILE avec Juliette Dumas

picto essa formationsLe monde est-il malade de bon sens ?

Oui… complètement malade même. Je ne sais pas où on a mis notre bon sens. L’a-t-on oublié ? Perdu ? Archivé ? Une chose est certaine, on a tous ce bon sens en nous qui ne demande qu’à s’exprimer à nouveau ou plus fort encore. Il y a de l’espoir, celui de le rallumer, de le raviver, de le remettre au centre de sa vie. Pas pour faire bien, mais pour que ça nous fasse le plus grand bien.

picto essa formationsLes « préceptes Shine » relèvent davantage d’une philosophie de vie que d’un remède médical. Comment faire la distinction entre la situation personnelle d’un individu qui confinerait à la pathologie et celle qui tient simplement à un problème d’organisation ou à un contexte ponctuel difficile ? Autrement dit les principes de la Chine Academy sont-ils conseillés dans tous les cas de figure ?

Oui, absolument, dans tous les cas de figure, parce ce que dont je parle c’est la base, les bases même au sens socle ou encore bé-a-ba.

J’ai rencontré deux fois Amma, une indienne au grand cœur, figure humanitaire et spirituelle, qui transmet son message de paix à travers le monde, et en France depuis 30 ans. Une chance que je partage avec des milliers de personnes, qui comme moi ont pu « vivre » sa célèbre étreinte, le Darshan (elle vient en France deux fois par an pendant quelques jours). Quand Amma parle, elle dit des choses toutes simples, des évidences pour tous, et que chacun interprètera, assimilera, digèrera… à sa manière en fonction de qui il est, d’où il vient, des évènements qu’il traverse…

J’ai bien aimé par exemple ce jour-là ces trois réflexions sur 3 sujets/cas de figure qui reviennent en boucle dans nos vies… La patience, Amma la compare à un bouton de fleur qui a besoin de temps pour éclore. Si on précipite les choses, elle ne sera pas aussi belle et elle ne sentira pas aussi bon. Les belles choses ont besoin de temps, « great things take time ». Le détachement, « pourquoi continuer à tout vouloir maîtriser, quand on n’est même pas maître de sa prochaine respiration ».
« Le succès, le vrai, ce n’est pas les titres et l’argent, c’est de réussir à affronter les situations les plus difficiles ».

picto essa formationsQue répondre à celles ou ceux qui assimilent la Shine Academy à un cautère sur une jambe de bois ?

On a tous des tonnes d’excuses et des milliers de bonnes raisons de le voir de cet œil. Pourquoi pas ! Moi je sais et je sens que je touche au cœur même les plus sceptiques. Alors je continue de partager mon état d’esprit Shine, pour inspirer. A chacun de prendre et de garder ce qu’il veut, sent, aujourd’hui, demain … et de donner à sa vie du bon sens.

picto essa formationsAujourd’hui vous rayonnez ; était-ce le cas hier ?

Oui, enfant en Afrique, au soleil. Puis non, à l’adolescence, avec le retour en France, j’ai perdu mon soleil dans mon cœur et dans le ciel. Un jour par urgence vitale et par folle envie aussi, j’ai imaginé un état d’esprit qui a ramené le soleil dans ma vie. Tout ce que j’ai compris et appris, je le partage avec le plus grand nombre, à travers des conférences, des ateliers et des programmes pour les entreprises et les particuliers.

picto essa formationsSi un jour, Anne Almqvist, directrice de l’ESSA, vous proposait d’animer ou de co-animer une conférence sur les synergies entre Shine Academy et sophrologie, que lui répondriez-vous ? Autrement dit, quels liens entre la philosophie Shine et la sophrologie pourriez-vous faire ?

Je lui dirai d’abord merci ! Ensuite je prendrai le temps de l’écouter « elle », de lui raconter « moi » et ensuite on imaginerait un programme commun avec un même objectif : celui de faire du bien aux autres. « Together Stronger », en français c’est un peu moins joli : « ensemble on est plus forts ».

© Photo A la Une : Vanessa Vercel

Auteur : Eric Eymard

2018-02-01T18:01:52+00:00 20 janvier 2018|