Nouveau Regard, sophrologique, sur le pollen

Le printemps arrive comme une renaissance, avec la magie de ses senteurs, de sa douceur, de ses couleurs… et de ses pollens, petites particules naturelles chargées de vie et d’énergie qui vont au gré du vent, des insectes et de la pluie… perpétuer la vie.

Malheureusement, tout le monde ne porte pas ce même regard sur le pollen. Il est pour certains source de nombreux problèmes plus ou moins graves, et suffisamment gênants pour transformer cette magie en cauchemar. Condamnant ces personnes à éviter les magnifiques petites routes de campagne, les merveilleux jardins.

Au cours des quinze dernières années, le nombre d’allergiques a doublé. Au printemps, l’homme, élément de cette nature, a besoin lui aussi de s’ouvrir au monde, de respirer le soleil, les parfums, les couleurs, le printemps. Pourquoi n’est-il pas dans son élément lors du printemps ? Pourquoi cette nature lui devient-elle hostile, agressive, de telle sorte que son corps doit lutter, s’opposer, se protéger contre ces pollens «ennemis » ?

Son système immunitaire s’emballe et produit un grand nombre d’anticorps, se retournant contre certains pollens, pourtant inoffensifs, vécus alors par les cellules immunitaires comme de dangereux microbes. « Corps étrangers dangereux», le système immunitaire réagit de façon pathologique. Le principe de la désensibilisation classique qui consiste à administrer progressivement des doses croissantes d’extraits d’allergènes, est un procédé qui permet à l’organisme de s’habituer peu à peu aux « indésirables » pollens. »

La sophrologie favorise une désensibilisation naturelle et efficace contre le pollen

Si je regarde la nature, je peux me rendre compte que je suis un élément de cette nature calqué sur un fonctionnement similaire. Il suffit d’observer cette nature, elle s’ouvre à moi lorsque je m’ouvre à elle, sur le même cycle circadien, mais aussi sur le même cycle circannuel.

En sophrologie, cette harmonie se nomme « alliance ». Issus de cette terre originelle, nous portons en nous toute notre historicité. Sachant que nous venons d’une longue lignée qui a son point de départ dans la matière vivante des premières formes de vie apparues sur la planète, il y a plus de 3,4 milliards d’années, quel est notre capital génétique ?

Laissons-nous nous ouvrir à la perception de la force des gènes, à la force phylogénétique de l’être, en allant saisir en pleine conscience l’énergie qui se trouve dans chacune de nos cellules pour reconnaitre ce qui est « soi », le propre de l’homme depuis l’évolution de la vie dans ses premières formes, jusqu’à notre vie propre d’humain à travers la RDC 7.

Nous pouvons revivre la phylogénèse, l’évolution de la vie dans ses premières formes, jusqu’à notre vie d’être humain, quelque part contenue en nous au niveau cellulaire, de manière à vivre en pleine conscience « notre nature » et faire « alliance » avec la nature. Puis, nous pouvons naturellement porter un regard nouveau sur les pollens, sur le contenu cellulaire du pollen porteur d’une force de vie que nous retrouvons dans nos cellules propres. Laissons-nous aller à la magie du monde qui s’enchevêtre, vivons la danse des pollens qui nous sont « chairs ». Saisissons la grâce du printemps qui s’offre à nous, symbiose des éléments. Inspirons et savourons cette rencontre, cet échange. Laissons-nous aller à cette reconnaissance, à « l’autre », comme l’écrit Pierre Bonnasse,

ce monde dans lequel je me reconnais et que je reconnais aussi en moi, comme si nous étions baignés dans une essence commune,

cette nouvelle rencontre, comme une continuité dans le monde des vivants.

Auteur : Anne Almqvist

2018-01-25T18:48:13+00:006 mai 2015|